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 02. ◊ Atlas Geographique

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MessageSujet: 02. ◊ Atlas Geographique   Mar 10 Juil - 15:09

La Geographie
Les peuples heureux n'ayant point d'histoire, les peuples prospères n'ont pas de géographie.


Si le peuple Fae est divisé c'est aussi le cas de leurs territoires. Ceux-ci se révèlent être séparés en trois cités distinctes, leur permettant de vivre sans avoir l'obligation de côtoyer les castes opposées. Néanmoins, si les territoires sont bien différents les uns des autres, ils n'en restent pas moins perceptibles d'une cité à l'autre par un étrange effet de perspective, presque de transparence en certains endroits. Fils indélébiles qui relient chacune des trois cités sans jamais pouvoir se rompre, comme ce lien qui, étrangement, jamais ne se brise vraiment entre les cours.


Soilse
la cour de la lumière

Si à l'origine, et d'après la légende, la cour de la lumière était unique, son monde quant à lui ne le fut pas. Néanmoins, privilégiée parmi les trois de par son climat plus doux, sa nature plus dense, et sa faune moins dangereuse, il fut choisi pour devenir le siège du Royaume de la Lumière. Architecture vieillissante mais pleine d'une majesté difficile à reproduire, elle n'est cependant pas dépourvue de technologies. Dès lors, sous des dehors classiques, elle se révèle être un véritable vivier de créatures diverses aux envies qui le sont tout autant, cultivant un certain luxe et un art de vivre bien à elle.

Passions et merveilles en font une ville curieuse, qui attire et attise les envies de ceux qui souhaiteraient s'y établir durablement. Seulement, il n'est rien de plus difficile que de s'intégrer à un univers aux allures aussi formatées. Tout y est beau, et ce qui ne l'est pas semble se parer des masques de quelques faux semblants, seules les apparences y comptent, et tout ce qui déroge à ce besoin contemplatif se retrouve inexorablement proscrit, ou si ce n'est pas le cas. au moins ostracisé.

Berceau d'une civilisation désormais portée aux nus, il est bien difficile de ne pas y croiser de ces gens qui regardent le monde avec une certain fierté, cultivant le vice autant qu'une vertu fardée. Promenant leurs élégantes toilettes au sein de quelques parcs colorés, s'offrant la joie des balades bucoliques au cœur d'une ville pourtant riche d'animation. Tout est une question d'art de vivre, d'une tranquillité exacerbée derrière les intentions et les illusions, d'un besoin de cacher le mensonge pour mieux en vêtir les vérités.

C'est là toute l'ambiance que dégage cette ville, un peu trop pompeuse, un peu trop fardée, et qui néanmoins suscite l'envie et le besoin de venir s'y installer. Regards étoilés tournés vers les édifices marbrés, vers ses antres de luxe dont trop peu peuvent se targuer de pouvoir y résider sans s'y sentir désarmés. Sourires charmés envoyés vers les tours opalines d'un palais jamais conquis et toujours plein de majesté qui, dans le lointain, se dresse comme l'épée d'une destinée jamais partagée.

Pourtant,  le miroir se brise à mesure que l'écho des autres se fait plus fort. L'image d’Épinal s'affadit tandis que se dessine dans le lointain les formes nouvelles de cet autre. Ombre parmi les ombres qui vient recouvrir d'obscurité ce royaume qui n'avait jamais jusqu'alors été que de luminosité, mettant à découvert les visages hideux qui peuvent hanter les lieux, qui peuvent en dévorer les cieux. Ironie du sort pour ceux qui se sont toujours vus comme parfaits.



Oidhche
la cour de l'ombre

A l'origine, rien de plus qu'une plaine désolée, marécageuse et peu enviable. A l'origine rien de plus qu'une aire boueuse à laquelle on ne portait qu'un intérêt limité, voir inexistant. Il ne fallu qu'un petit événement, léger changement dans l'ère des Sidhe pour qu'un brin de vie ne vienne s'y installer, curieuses créatures rejetées par la Cour de Lumière sans pour autant en être tellement différent. Désassemblés, délaissés, et toujours en admiration de cette grandeur qui les avait mis de côté, il fallut bien longtemps à ce nouveau peuple pour aménager son environnement. Alors, à l'image du peuple, le paysage se façonna lentement.

D'abord simples bicoques toutes faites de quelques matériaux récupérés, glanés, sans confort, sans réel esthétisme, à peine plus que des abris de fortune qui, ensemble, donnaient à cette nouvelle entité un air de bidonville. Assurément seraient-ils restés, éperdus dans leurs propres manquements, dans leur constante misère, si la Cour de Lumière n'avait pas subi un cruel manque de main-d’œuvre. Dès lors, au cœur des contrées salies furent établies de grands ateliers, entreprises et autres manufactures qui n'avaient pour but que celui de produire encore et encore tout ce dont les fae de la Lumière semblaient avoir besoin. Le paysage se mua alors en celui d'une cité industrieuse, constamment plongée dans un fog irrespirable, laissant apparaître les cheminées des usines entre les petites maisons identiques qui constituaient désormais les principales habitations de cette ville.

Larbins s'ils n'en étaient finirent par entendre les cors et les trompettes de quelques irrévérencieuses révoltes. Petite créature chétive posée comme une poupée sur un trône d'Onyx su faire entendre à son peuple qu'il n'était plus temps de se vautrer sous les ordres de la Cour de Lumière, mais qu'il était venu l'instant de s'élever de ses propres ailes. Comme une certaine révolte qui grondait et faisait bouillir les sangs, faisant ainsi naître les expansions de quelques pays à mesure que la ferveur pour cette nouvelle reine se faisait sentir. De ville monotone aux allures âpres, âcres, aussi tristes qu'elle se pouvait l'être, elle devint soudainement vivier d'existences, toujours remuantes, toujours mouvantes.

Rien, dès lors, ne semblait y être acquis. Bâtiments croulants laissaient place à ces tours élevées qui se perdaient entre les nuages, et ne laissaient jamais apparaître la nuit au travers des néants multiples qui en éclairaient l'obscurité. La ville, telle une fourmilière toujours grouillante, jamais endormie, laissait son vivier croître et faire de ses murs naguère peu enviables, un royaume de richesses et d'autres joyeusetés dont personne n'aurait jusqu'alors su en deviner les tenants et les aboutissants. Rapide croissance qui laissait à tous, à condition d'être de ces autres jadis rejetés, la chance d'exister et de devenir plus grands encore que quiconque aurait pu l'imaginer.



Meánach
la cité du milieu

Ville d'entre deux, n'appartenant ni à l'une ni à l'autre des Cours, à mi-chemin entre les deux mondes, elle n'en suit pas moins ses propres codes. Aire de neutralité au sein d'une guerre interminable toute faite de silences tendus, elle est le royaume des commerces les plus perfides et des alliances les plus inattendues, c'est bien là ce qui aura forgé les murs de la cité. Dédales infernaux de rues, de sentiers, et d'autres culs de sac, il est aisé de s'y perdre comme d'y perdre un temps monstrueux.

De fait, nombreux sont les fae qui ont décidé de s'y installer plutôt que de résider au sein des cités appartenant aux Cours, préférant prendre de la distance avec les royaumes autant qu'avec leur caste. Là, aussi, vivent ceux qui ont été écartés, les simples qui ne peuvent plus vivre parmi ceux qui furent les leurs, comme rejetés ils trouvent leur place au sein d'une cité qui ne rejette personne et ne facilite la vie à aucun, pied d'égalité parfait qui sied à tout le monde sans que personne n'ose vraiment le dire.

Ce sont des non-dits, des paroles envolées qui ne trouvent échos que dans le brouhaha des marchés qui peuplent les rues de cette ville. Toujours en mouvement, mais d'un mouvement lent qui prend le temps de vivre, laissant entrevoir un certain bonheur dans la mixité de sa population, et laissant imaginer, à ceux qui le peuvent encore, ce que pourrait être leur monde si la rivalité de deux peuples ne les mettait pas en conflit permanent.

Alors, dans cette ville que nul ne peut conquérir se joue dans l'ombre cette guerre douce, ce pouvoir que l'on ne peut entrevoir que dans l'influence que l'une ou l'autre des Cours arrive à imposer, grignotage lent mais sûr qui ne passe inaperçu qu'à ceux qui ferment les yeux pour mieux y gagner. Ici, tout est question de pouvoir ; pas de ce pouvoir qui fait de vous un peuple vainqueur, mais de ce pouvoir qui vous fait avoir une vie agréable, qui vous fait monter au sein d'une société jusqu'à vous rendre indispensable. Dès lors, les alliances les plus impensables prennent le pas sur la morale des peuples, et les commerces les moins reluisants ne viennent entacher aucun d'entre eux.

Sexe, drogue, contrebande, tout ce que l'on se plaît à taire se trouve là sous les yeux de ces charmants banlieusards qui s'établissent dans leurs petites demeures bien mises. Oui, tout n'est pas faux semblant en ces lieux car personne n'est sans ignorer que c'est la loi de l'offre et de la demande qui prédomine, mais ce n'est pas pour autant que l'on se vante de son commerce, car ce sont des choses qu'il est bon de taire pour mieux se faire apprécier de son voisin et ce même s'il se pourrait bien qu'un jour le couperet tombe sur leur nuque.


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MessageSujet: Re: 02. ◊ Atlas Geographique   Mar 10 Juil - 15:12

Le marché noir et la Milice
Les lois du marché et de la répression


Rumeurs sur rumeurs courent au sujet de l'existence du marché noir de Meánach, et si nul n'ignore réellement son existence, rares sont ceux à déjà avoir eu la possibilité de le visiter. Endroit très select s'il en est, il faut savoir montrer patte blanche et porte-feuille bien garni pour pouvoir y entrer, à défaut quelques mécènes aux idées tranchées voir belliqueuses sauront, aussi, vous en ouvrir les portes. En pénétrant au sein du marché noir, vous vous rendrez rapidement compte qu'aucune allégeance, et qu'aucun royaume ne saurait vous y protéger, car en ces lieux seule la valeur de l'argent pourra vous apporter une protection suffisante. D'aucun n'apprécie de voir sa clientèle se faire dézinguer devant son échoppe, pas plus qu'il n'est conseillé de détrousser qui que ce soit au sein du dit marché, à moins d'avoir assez d'influence ou de ruses pour effacer ses traces.

Bien que l'on puisse penser les liens sans foi, ni lois, c'est cependant en ces lieux que sont nés les prémices de la milice du milieu. Armée Fae peu conventionnelle dont il est bon de se méfier tant ils n’obéissent à aucun roi et pas plus encore à une reine, mais bien à leur propre hiérarchie dont les tréfonds peuvent se montrer assez opaques. A savoir que la milice est censée être la seule escouade réellement capable de faire le complet usage de ses pouvoirs sur les terres du milieu. En effet, il y a de ça quelques années, et après de trop nombreuses rixes entre les deux peuples opposés au sein de la ville centrale, il fut décidé de placer des inhibiteurs de pouvoirs aux quatre coins de la cité.

En théorie, le seul moyen de ne pas être soumis à cette restriction est de faire parti de la milice, et d'ainsi se faire implanter une micro-puce permettant d’annihiler les effets de l’inhibiteur. Néanmoins, cette puce a une durée de vie limitée, et demande à être changée au minimum une fois par mois. Cette mesure a été prise afin de ne pas laisser les possibles déserteurs en possession de cette technologie fort avantageuse. Néanmoins, il se murmure que pour un bon prix, il est possible d'acheter une version quelque peu plus archaïque et moins sûre de la micro-puce au marché noir. A voir si le jeu en vaut la chandelle, car quiconque se verrait en possession de ce type de matériel sans y être autorisé se verrait immédiatement jeté dans les geôles de Meánach, et à ce qu'on dit il ne fait pas bon d'y vivre.


Le métro
Tous les chemins mènent quelque part.


Bien que l'on puisse, sans trop de mal, entrevoir les différentes villes à l'horizon, elles n'en restent pas moins terriblement éloignées. Il reste possible de s'y rendre en traversant le pays, mais la chose n'est pas aisée tant la faune et la flore sont devenues dangereuses pour quiconque s'y aventure sans connaissances, et rares sont ceux à pouvoir se vanter d'avoir touché au but. Les routes, depuis l’avènement du métropolitain inter-cité, ont fini par s'effacer, réintégrant la nature d'où on les avait extirpées, effaçant ainsi les vestiges de ce que furent d'anciens chemins.

Le métropolitain, quant à lui, est une grande première dans le monde des Fae. Construction sanglante, et pourtant d'une intelligence mécanique sans faille, il fut commandé par la Cour de la Lumière aux ingénieries de ce qui n'était pas encore la Cour de l'Ombre. D'abord assez rudimentaire, ne s'agissant que d'un amas de métal avançant à la force de la vapeur, il finit par devenir de plus en plus confortable afin de pouvoir transporter autant de passagers que de matériaux. La Cour de la Lumière, peu connaisseuse de l’ingénierie et de la mécanique, finit par se désintéreser du fonctionnement, ainsi que de l'amélioration du métropolitain, le laissant entièrement aux mains de la ville sombre. Erreur stratégique qui ne leur apparu qu'à l’avènement de la reine des ombres, laissant ainsi une grande part de pouvoir entre les mains souillées de ce qu'ils jugeaient être de la vermine.

Aujourd'hui, le métropolitain apparaît comme une merveille de technologie desservant la gare de chacune des villes. Rapide, sûr, et efficace, il n'est connu aucun autre moyen de se déplacer entre les villes sans risquer d'y laisser sa peau. Néanmoins, il faut savoir que toutes les gares ne sont pas accessibles librement. Ainsi, s'il est possible de s'offrir un voyage au sein de la ville du milieu, Meánach, sans risquer une rixe avec la milice, il en est tout autrement pour les deux autres villes. Passage douanier obligatoire étant, il faudra un laisser-passer ou au moins un passeport afin de pouvoir s'y rendre momentanément sans se voir chahuter par les forces de l'ordre.

Il se murmure, néanmoins, que quelques faux-papiers seraient en circulation. Néanmoins, prenez garde si vous veniez à vous faire prendre en possession de ces dits documents de faussaire, car il vous en coûterait très cher.

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