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 la traque ◈ (kiros)

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MessageSujet: la traque ◈ (kiros)   Mar 17 Juil - 18:28



la traque.
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Le soleil qui vient de se lever et te voilà qui prends la route vers l’auberge qui te loge depuis maintenant bien des années. T’es une fervente de la lune, une âme qui vit la nuit. T’as sillonné la ville pendant des heures. À l’affut. En traque. Ta cible, tu la suis depuis maintenant plusieurs jours. T’as soif de connaissance. De ses habitudes, de ses préférences. En quête de la première opportunité pour le supprimer sans laisser de traces. Ça prend du temps, de bien faire son travail. Mais t’es patiente, au moins pour ça. D’où le fait qu’à ton âge tu sois toujours en vie et en liberté, ça prouve que tu fais un tant soit peu bien ton travail.

Une ombre qui te suit depuis quelques minutes déjà. À distance, certes. Mais tu sens son regard dans ton dos. Paranoïaque ? Tu passes devant l’auberge sans t’arrêter. Tournes vers une ruelle peu fréquentée, te dirigeant vers le marché noir. Et l’ombre te poursuit. Inlassablement. T’es sur tes gardes. Comme toujours. Mais cette fois y’a un petit voyant qui s’est allumé en toi, qui crie « danger, danger ». Tu fronces les sourcils, avide de questions. Pourquoi est-ce qu’il te suit ? T’as pas d’objets de valeur avec toi. Et tu fais tout pour te fondre dans la masse sans jamais attirer l’attention. Mais t’es plutôt mignonne. Attirante. Est-ce que c’est pour ça, que cet homme te suit ? Pour essayer de te violer ? Ça serait pas la première fois que ça t’arrive, et encore moins la dernière. C’est l’heure où les bars ferment et où les hommes rentrent chez eux. Souvent très alcoolisés, si ce n’est pas drogués. Alors ouais, peut-être que ce mec, c’est un prédateur sexuel. Et que le chaloupé de tes pas l’intéresse. Dans tous les cas, tu vas bientôt en avoir le cœur net. Parce qu’il se rapproche dangereusement de toi.

À mesure que tu t’enfonces dans le dédale de la ruelle, un certain calme t’envahit. Tu ne paniques pas. Parce que tu sais quoi faire. Parce qu’au fond de toi, tu es prête. Tu sais que t’as des réflexes. Que tu sais te battre. Et ça a tendance à te rassurer. T’es pas une proie. T’es pas la petite antilope tranquillement en train de brouter dans la savane tandis que le lion se rapproche subtilement. Tu le sais, qu’il est là. Qu’il te suit. Et tu comptes bien jouer sur l’effet de surprise pour le déstabiliser. Pour jouer à l’arroseur arrosé. Le moment est venu. Tu tournes subitement à gauche. T’es dans une impasse. Il doit surement être ravi de te croire prise au piège. Tu retiens ton souffle, tandis que tu entends ses pas se rapprocher de toi. Tu discernes à peine sa présence, mais ça te suffit. Tu comptes les secondes qui te séparent de son apparition. Et quand enfin il tourne à son tour, tu sers ton poing, tu bandes les muscles de ton bras, et tu frappes. T’y as mis toutes tes forces, et ton bras vient percuter horizontalement son torse, l’objectif étant de lui couper la respiration. Ça semble marcher, car l’homme perd l’équilibre. L’éclat pâle du soleil se reflète pendant un instant sur la lame d’un couteau qu’avec un coup rapide tu viens neutraliser. La lame tombe bruyamment sur le pavé tandis que le silence s’installe.  T’en profites ensuite pour l’attraper par le col, et par le balancer contre le mur, appuyant ton bras contre sa trachée pour l’empêcher de trop respirer et de reprendre des forces. « Qu’est-ce que tu fous là ? que tu souffles à son oreille. » Ton regard d’un bleu glacial scrute le sien, inquisiteur.  « Pourquoi tu m’suis ?  » Tu fronces les sourcils, tandis que ton ton se fait menaçant. Y’a ton genou droit qui vient coller l’entre-jambe du Monsieur. Simple précaution. « T’as des pulsions incontrôlables, c’est ça ? » Et doucement, tu viens appuyer là où ça fait mal. Juste un avant-goût de ce qui pourrait lui arriver s’il continue dans sa lancée. « Navrée de te décevoir, mais comme tu vois, j’suis pas une fille facile. » S’il ne l’avait toujours pas compris, et bien maintenant, le message est clair.


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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Mar 17 Juil - 22:51

la traque
(Cendre ─ Kiros)


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La mort de son oncle avait libéré quelque chose en lui. Sa vie semblait un peu plus paisible. Et en même temps, dès que le dernier souffle de cette vermine avait été expiré, tout avait pris un nouveau sens. Que faire désormais? Comment échapper à une enquête officielle? Qu’avait-il fait? Pourquoi l’avait-il fait? Se débarrasser de son oncle avait-il été une mauvaise idée après tout? Deux jours étaient passés depuis. Et il n’avait toujours pas de nouvelles d’une quelconque enquête. Il ne savait même pas si son oncle avait déjà été retrouvé. Mais la paranoïa prenait peu à peu possession de lui. Et bientôt, sa résolution était prise. Retrouver les autres coupables. Pendant une journée complète il avait erré sans but. Puis il avait eu vent, de la part d’un de ses contacts à Meanach, qu’une jeune rouquine traînait souvent dans les parages. L’idée que son ennemie soit aussi stupide lui semblait bien grosse. Pourtant il avait décidé, contre toute attente, de poursuivre cette piste. Et s’il s’avérait que la piste était fausse, il n’aurait qu’à faire amende honorable et payer l’innocente pour son silence. Tout ceci semblait être une bonne idée. Peut-être. Ou bien était-il encore euphorique de la mort de son oncle et son esprit divaguait-il?
Il avait passé la nuit à Meanach. Depuis cette nuit de torture, depuis ces semaines passées dans cet hôpital, à l’abri de l’univers noir, dans une chambre d’un blanc immaculé à en faire pâlir les familles de nobles les plus lisses, il n’avait eu de cesse de revenir à Meanach, très souvent. Quatre ans plus tard, il possédait une connaissance ardue des rues de la cité. Les journées qu’il avait passé ici, cherchant une quelconque inspiration dans les rues de tous les quartiers, en s'asseyant sur un banc et en admirant des amoureux dans un parc, en regardant des vitrines de l’extérieur, et en posant son majestueux derrière dans un café, voilà ce qu’était un véritable joyau. Son opinion de cette ville avait tant changé depuis qu’il y avait mis les pieds pour la première fois. Il avait fait le tour de tous les endroits possibles et imaginables, des endroits dont lui avait donné l’adresse. Elle aurait pu être là. Mais non, elle n’y était pas. Pourtant le travail ne faisait que commencer.

Enfin, il trouve l'assassin. Et pourtant, quand ses souvenirs se mêlent au doux parfum de cette rue enfumée, ils lui intiment qu’il a tort. Elle semble plus petite, plus maigre, un modèle miniature de la tigresse verte. Il se souvient en détails de cette soirée. Les trois hommes au visage blafard avaient disparus, derrière cette porte, et elle avait commencé son travail. Et des heures durant, elle avait planté son couteau dans ses côtes, à des endroits stratégiques. Elle lui avait susurré des mots doux, comme un jeu mortel et dangereux entre eux-deux. S’il n’avait pas tant souffert il aurait presque eu l’idée de poursuivre dans un lit. Elle était belle, c’était indéniable. Mais elle était aussi féroce, et elle avait détruit beaucoup de moments de sa vie. Son séjour à Meanach avait été un supplice. Il avait été seul, sans personne à qui se confier, et depuis ce jour personne n’était au courant de ce qui lui était arrivé. Presque personne en tout cas.
Il la suit, au détour d’une ruelle. Un poignard en main, pour la persuader, pour ne pas prendre de risque. Son accoutrement noir ferait rire les véritables assassins de ce monde. Il ressemble à un cliché que l’on ne voit que dans les livres. Il n’est pas un assassin. Il a tué une fois. Deux personnes d’un coup. Mais il n’est pas un assassin. Il n’est pas taillé pour ce genre de boulot. Il est délicat et doux. Et qui plus est, il n’a pas envie de finir derrière trois murs de pierre et des barreaux. Mais son instinct lui intime quand même de continuer à poursuivre sa route vers la jeune femme dont la chevelure rousse voltige à un rythme impressionnant.
Son instinct se déclenche une fois de plus et il finit par ne plus l’écouter. En veilleuse, il gronde tout de même de colère. Elle tourne à gauche, et ses sens les plus accrus lui hurlent de ne pas la suivre. Mais l’idiot la suit. Et il se prend un revers de son propre poison. Elle l’attrape. Elle lui fait du mal, très rapidement. Il n’est définitivement pas taillé pour ce genre de boulots. Les assassins, les voleurs, les meurtriers, toutes ces vermines sont taillées dans une pierre brute et lui, l’assistant-styliste, l’amoureux des vêtements et du bon goût, il est taillé dans un diamant déjà recoupé. Il tombe très rapidement, et jure dans son esprit. Il se retrouve à terre, bloqué. Et il tente de se débattre mais rien n’y fait. Il arrête très rapidement et se permet un coup d’oeil à son assaillante. Ce n’est probablement pas elle. Elle ne ressemble pas à la vipère. Elle est effectivement plus petite, plus fine, et ses grands yeux auraient été inoubliables. Ceux de son assaillante, il y a quatre ans, étaient fins et noirs, comme de la peinture jetée là au milieu du visage. Elle entame une tirade sur elle-même, un peu comme un discours répété des millions de fois. Et plus le temps avance, plus elle appuie, là où ça fait mal. “Navrée de te décevoir, mais comme tu vois, j’suis pas une fille facile.
Il ne peut s’empêcher de rire à la tirade de la jeune femme, beaucoup plus forte que sa silhouette ne laisserait présumer. “Tu n’es pas vraiment mon type, ma belle.” Sa voix est douce, alors qu’il n’a aucune envie de rire. Pris au piège, dans une ruelle. Il l’a bien cherché, finalement. Il aurait mieux fait de ne jamais la suivre. Et immédiatement il se maudit. “Si tu me libères, je t’explique mon affaire. Tu vas rire, c’est absolument hilarant.” Il sait pertinemment qu’elle n’aura aucune envie de rire. Il n’a aucune envie de rire. Ses membres commencent à lui faire mal, et cette ruelle n’est réellement pas le meilleur endroit pour un petit somme. “S’il te plait, lâche-m─”, dit-il, avant de réussir à s’extirper plus ou moins proprement de l’emprise de la rouquine. Il ne s’échappe pourtant pas. Il se défait simplement de son emprise et se recule, en s’aidant de ses mains, vers le mur. “Je n’ai aucune intention de te tuer.” Pour une fois, un mensonge n’est pas au rendez-vous. Il a abandonné toute idée de tuer cette jeune femme. Elle n’est pas celle qu’il cherche.



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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Mer 18 Juil - 13:47



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Tu sens son regard appuyé contre le tien. L’espace d’un instant il te sonde. Te scrute. Tu ne sais pas vraiment quoi en penser, de son attitude. Il ne parait pas spécialement surpris de ton attaque. De l’avantage que tu tiens au creux de tes mains. Il irradie de déception. Et c’est ce constat qui t’intrigue. Qui te fait retenir ton souffle et froncer tes sourcils. Il est déçu, et tu ne comprends pas pourquoi. Parce qu’il s’est fait pincer ? Parce qu’il n’a pas réussi à te piéger ? Non, ça ne parait pas être ça. Alors c’est quoi ? Il te susurre que tu n’es pas son type. La remarque pourrait te faire sourire. I’m everybody’s type. Dans d’autres circonstances, t’aurais pu rétorquer ça. T’aurais pu modeler ton corps au grès de ses envies. Rien que pour lui prouver qu’il a tort. Rien que pour lui prouver que tu peux lui plaire, d’une manière ou d’une autre. Mais la situation actuelle ne s’y porte pas, alors tu préfères garder le silence et continuer à laisser miroiter tes orbes azurées dans les siennes.

Il y a méprise. Dans les deux camps, visiblement. Soit c’est un bon comédien et un excellent menteur, soit ce n’est pas le prédateur sexuel que tu imaginais. Il tente l’humour dans la conversation. Pour détendre l’atmosphère. Pour se détendre lui-même. Va savoir. Dans tous les cas, son rire sonne creux, et seul le silence lui répond. Un silence pesant et ampli de questions. Tu te contentes de l’observer, l’invitant silencieusement à continuer. À s’expliquer. T’as pas vraiment toute la journée, d’ailleurs. Y’a le sommeil qui pointe le bout de son nez et tu serais pas contre de te lover en boule dans tes draps avec ta fourrure féline au soleil. Hilarant. C’est le terme qu’il emploie. Hilarant. Tu demandes qu’à voir. Mais là, maintenant, tout de suite, tu doutes d’être capable de rire. T’es juste blasée d’être tombée sur ce type on-ne-peut-plus-étrange, et à vrai dire tu t’en serais clairement bien passée. Il s’émoustille, commence à bouger dans tous les sens. Lui demande de le lâcher. Il commence même une brève formule de politesse. Bon garçon, bien élevé. Y’a des petits détails, comme ça, qui ne trompent pas. Ses belles paroles, son air minaudeur, et ses vêtements qui transpirent la qualité. Clairement pas un détrousseur de rues. Alors ouais, il t’intrigue. Mais qu’il s’explique vite.

Il profite d’un relâchement de ta part pour se libérer de ton emprise. Tant bien que mal, et assez maladroitement. Mais il se dégage quand même. Tu pourrais fondre sur lui, et lui faire regretter d’avoir osé s’extraire de tes griffes. Mais tu le laisses faire, et tu ne bouges pas. Ton regard alterne entre l’inconnu et son couteau tombé non loin de lui. Il semble capter tes doutes car il enchaine qu’il ne veut pas te tuer. Et il a l’air sincère, quand il te dit ça. « Quand bien même tu le voudrais, pas sûre que tu y arriverais. » Haussement d’épaules et yeux pétillants de malice. Provocation. Qu’il essaie, qu’il ose. Il s’en mordrait surement les doigts. Il a déjà essayé, et il s’est loupé. Est-ce qu’il veut recommencer ça ? T’es pas une fille facile, t’es pas à prendre à la légère. Maintenant, il doit le savoir. Mais t’es pas infaillible, et tu ne lui fais toujours pas confiance. Alors rapidement tu te diriges vers le couteau et le serres entre tes doigts blafards. Parce qu’on n’est jamais trop prudent et qu’il vaut mieux prévenir que guérir. La lame en ta possession, tu la fais virevolter dans tous les sens. « Belle lame, bonne qualité. Ça te dérange pas si j’la garde ? En guise de dédommagement. » Dédommagement de quoi, ça, tu ne demandes qu’à le savoir. La lame continue de passer d’une main à l’autre, histoire de faire passer le temps et de te familiariser avec cette dernière. « Si tu veux pas me baiser, ni me tuer, t’es là pour quoi ? » Voix rauque, autoritaire. Tu perds patience, et tu comprends toujours pas. Il parle beaucoup, mais pour rien dire. Fatiguant.


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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Jeu 19 Juil - 22:07

la traque
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La veine. Son esprit avait décidé qu’il était temps de retrouver sa némésis, celle qui lui avait pris une partie de son existence, quelques semaines de sa vie, et il s’était retrouvé à la merci d’une inconnue, tout cela à cause d’une couleur de cheveux similaire. Il se maudit intérieurement plusieurs fois, à point que la probabilité qu’elle le voit sur son visage est d’environ cent-dix pour cent. Plus il y pense, plus il comprend la méprise qu’il y a sans doute entre eux deux. Il est vrai qu’un homme armé d’un couteau, alors qu’il fait à peine jour, dans une ruelle, tout ceci porterait à confusion n’importe qui. Quand une poussée d’adrénaline s’empare de son corps, il ne réfléchit pas, il agit. Et ce soir ─ ou ce matin à vrai dire, il n'y a pas réfléchi, il a agit, sous le coup de l’impulsion, d’une manière ridicule et spontanée. Quand il se défait de l’emprise de son assaillante et qu’il se rue vers le mur, il respire bruyamment. La peur l’envahit peu à peu. Il n’est rien de l’être courageux qu’il paraît être aux yeux du monde. Son coeur bat la chamade, son pouls semble être accéléré. Dans quelle situation s’est-il fourré?

Quand bien même tu le voudrais, pas sûre que tu y arriverais.” Il pourrait ricaner, mais il ne le fait pas. Il scrute la jeune femme, qui semble beaucoup plus intéressée par son poignard que par autre chose. Elle pourrait le regarder lui, mais elle ne le fait pas. C’est une sensation étrange. Il aime être regardé, parfois. Pas dans toutes les situations évidemment. Mais la plupart du temps, le regard de quelqu’un sur lui est gratifiant, presque comme une validation de sa beauté, de sa qualité d’être humain. La rouquine fait virevolter le couteau et encore une fois son pouls s’accélère, son coeur commence à prendre un rythme effréné, comme s’il avait décidé de descendre en roulant une montagne à deux centimètres d’un ravin. “Belle lame, bonne qualité. Ça te dérange pas si j’la garde ? En guise de dédommagement.” Il ricane. Quel culot. Mais il suppose qu’il l’a mérité.
A dire vrai, cette lame ne lui appartient même pas. Elle fait partie de cette impressionnante collection d’armes que son père possède. Pendant de longues périodes, il ne touche pas à ces choses, ces objets de qualité exceptionnelle et d’une beauté rare, de peur de les casser, de les faire tomber. Son père a toujours refusé de lui prêter ses armes. A tort ou à raison. Quoi qu’il en soit, Kiros s’est servi, pour cette fois-ci. “Tu devrais faire attention, mon père ne serait pas très heureux de savoir son poignard favori en la possession d’une… qu’es-tu? Une espionne? Une assassin? Un furoncle sur le passage de personnages plus grands et plus majestueux que toi?” Sa voix change, subitement, comme son humeur. Si il avait eu l’idée de jouer, il aurait essayé de la séduire. Mais il n’a pas envie de jouer. Son temps est compté. Comme le sablier du temps s’estompe, sa vie prend feu peu à peu. Plus il avance, plus il se heurte à des obstacles. Et tout est quelque part de sa faute. Le meurtre de son oncle, et tout a volé en éclats. Cette nuit, il y a de cela quatre ans, a tout changé dans sa perspective du monde. Tout est devenu beaucoup plus noir. Tous et toutes sont devenus des ennemis. A part les quelques membres de sa famille. Le reste ne sont que des pièces d’échiquiers qu’il se permettra de déplacer au gré de ses envies et de ses besoins. Il ne connaît pas cette jeune femme, mais elle fait sûrement partie du lot. Un Pion qu’il se permet de déplacer, l’utiliser comme il le veut, avant de la jeter, comme les autres. Il n’agit plus que comme cela, une tour, un cavalier, un roi de son propre jeu d’échecs, à jeter et se débarrasser des gens, au fur et à mesure que la vie avance, que son destin se referme sur lui-même.

A vrai dire, maintenant je ne suis pas sûr de ne pas te tuer. J’ai eu plusieurs jours difficiles vois-tu.” Sa voix est sombre, transportant avec elle toute cette haine accumulée depuis des années. Il ne se reconnaît plus, ni à travers sa voix, ni à travers son comportement. Et c’est effrayant. Il la regarde, et quand il est certain qu’elle ne risque pas d’essayer de lui broyer les côtes à l’aide du poignard, il se relève, tant bien que mal, à l’aide du mur, ses mains glissant sur les pierres froides, arrosées de cette humidité propre au matin. Il tapote ses mains sur son pantalon noir, pour enlever la poussière déposée dessus et relève la tête. “Bien. Maintenant. Je croyais retrouver une vieille amie. Mais tu n’es pas aussi effrayante qu’elle.” Il la regarde dans les yeux, trouvant son regard froid et lui imposant le sien, terne, morne. “Quoi qu’il en soit, à l’époque de ma rencontre avec cette autre rouquine, tu devais être quoi? Dans le berceau de ta mère? A peine un foetus? A l’état d'idée vague?” L’humour. Une arme puissante, redoutable, qui lui amènera probablement la mort, un de ces quatre.



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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Sam 21 Juil - 18:58



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Il ne te dit rien, quand tu lui demandes si tu peux garder son poignard. Faut dire que tu t'imposes plus qu'autre chose et qu'au final ta question n'en est pas vraiment une. Il est malin, de ne rien dire. De te laisser faire ce que tu souhaites. Parce que ça serait fâcheux de te contredire, vu la situation. C'est clairement pas lui qui est en position de force, donc il fait bien de faire profile bas. Il ricane quand même, signe de sa stupeur mêlée à son agacement. Mais est-ce qu'il a le choix ? Bien sûr que non, et c'est bien pour ça que tu te permets ce petit racket. Il se permet quand même de te mettre en garde. Visiblement cette lame appartient à son père. Pas besoin de dire son nom pour comprendre que ce type fait parti d'une famille noble. Y'a qu'à voir son accoutrement et sa manière de se comporter pour le deviner. Disons que ses paroles ne sont que le reflet de tes soupçons. « Papa va surtout se demander la raison pour laquelle son poignard favori s'est retrouvé dans les mains de son fiston... J'espère que tu as une bonne excuse pour ça. » La voix se fait taquine et le sourire provoquant. T'imagines déjà la situation, le fils prodigue qui revient au petit matin détroussé de l'objet favori de son père. Emprunt dont il ne doit surement pas être au courant et qui risque de le contrarier grandement. T'aimerais bien voir ça, et peut-être est-ce d'ailleurs ce que tu feras. Rien que pour l'amusement. Se retrouver en  petite souris et observer le fiston se faire taper sur les doigts par le père. Exquis. Dans tous les cas, tu préfères ne pas répondre aux questions de ton interlocuteur sur ton métier. Pas plus que tu ne tiltes quand il te traite de furoncle. Une attitude que tu ne connais que trop bien et face à laquelle tu as appris à rester de marbre. C'est lui qui est en position de faiblesse, et ses petites techniques de dénigrement ne marcheront pas. Qui plus est, garder le mystère sur ton métier ne fait qu'accentuer le mystère qui émane de toi. Moins il en saura et mieux ce sera.

Des jours difficiles. Une certaine colère qui perce dans sa voix. L'homme est à bout, les nerfs à vif. Tu le pressens et tu retiens un rire moqueur. Y'a que tes iris qui se mettent à scintiller et ton sourire qui se fait amusé. « Je serai curieuse de connaitre les genres de difficultés que peut avoir un gosse de riches. » Des broutilles ridicules comparées à la difficultés du commun des mortels, très probablement. Tu ne relèves pas la menace de mort, dans tous les cas. Ce n'en est pas vraiment une. Ou en tout cas, pour le moment, tu ne la prends pas vraiment au sérieux. L'homme est excédé plus qu'autre chose, et c'est surtout la colère mêlée à l'orgueil qui en a pris un coup qui parlent. Et puis comme tu l'as dit précédemment, quand bien même il essaierait, sa tentative serait surement vouée à l'échec. Votre différence d'âge et de stature ne te font pas vraiment peur. Toi tu viens de la rue, t'as grandi baignée dans la violence et le danger. Qu'en est-il de lui ?

Il enchaine sur le fait qu'il était à la recherche d'une vieille amie apparemment effrayante. Tu comprends sans difficulté que cette fille n'a rien d'une amie et qu'elle est la cause de cette colère sourde qui résonne en lui. Une autre rouquine. D'où la confusion ayant amené à cette rencontre fortuite. À cette méprise. Tout ça pour une couleur de cheveux, que tu te dis. Ça en serait presque drôle. « Au moins ça. Que tu te permets de commenter quant à sa tirade sur ta jeunesse apparente. » Certes, il est plus âgé que toi. Mais de là à te comparer à un fœtus, faut pas abuser non plus. Y'a de l'agacement qui perce dans ta voix à ce moment-là. T'apprécies pas vraiment qu'il te traite de gamine. Parce que quoi qu'il en dise, t'en es pas une. Plus maintenant. « C'est dommage, que tu te comportes de la sorte. Que tu laisses cette ancienne rancœur altérer ton jugement. Parce que j'en connais, des rouquines dangereuses, et moyennant quelques pièces et des formules de politesse, j'aurai peut-être pu t'aider... » La voix se fait langoureuse et tu ponctues la fin de ta phrase par un haussement d'épaules. C'est dommage pour lui. Vraiment dommage. Il est passé à côté d'une opportunité. T'as grandi dans la rue et t'en connais, des êtres peu recommandables. Mais tant pis pour lui, hein. « Sur ce, j'ai des affaires qui m'attendent, donc bon courage pour retrouver cette vieille amie. » Tu te détaches du mur contre lequel tu t'étais appuyée et fais volte face vers la sortie de l'impasse. Lentement, mais surement. Savoir se faire désirer, ta spécialité. Dernière chance.


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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Lun 30 Juil - 18:27

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Il n’a jamais réellement aimé la violence. Ni SA violence d’ailleurs. Il a toujours eu du mal à accepter cette part de sa personnalité, cette impulsivité et son désir de toujours être au-dessus des autres, et d’utiliser sa violence, cette envie de brutalité, pour y arriver. Et pourtant, encore une fois, il va probablement devoir l’utiliser. Quoique. Il ne fera probablement pas le poids face à son adversaire. Ce qui est plutôt ridicule et comique, quand il admire de loin la stature de son assaillante, guère plus forte que la plus faible de ses soeurs. “Ne t’inquiètes pas pour mon père, il survivra.” Il répond sans véritable conviction. Il sait bien, au fond de lui-même, qu’il risque pas mal de choses en ayant volé dans la réserve personnelle de son père. Les voilà dans des terres inconnus, tous les deux, encore une fois. Il avait réussi à recoller les morceaux, mais si elle ne lui rend pas son poignard, son père risque de se déclencher une crise de lui-même.

Elle continue. Puis elle parle de sa famille. De sa richesse. Que peut-elle en savoir? Puis, à y réfléchir quelques secondes, il comprend bien qu’elle ait compris qu’il est riche. Il ne porte pas réellement un accoutrement qui hurle la richesse, à cette heure avancée de la nuit (ou du jour, selon le point de vue), mais sa posture, et cette élégance qui lui est propre, et cette nonchalance, et ce regard hautain, voilà tous les signes d’une éducation chez des gens fortunés. Il ne saurait dire si elle le reconnaît. Il est tout de même assez connu pour éveiller les regards quand il passe quelque part. A Soilse en tout cas. Ici, dans ces terres de neutralité? Pas réellement certain qu’il soit reconnu. Il connaît quelques personnes, et son rôle d’ambassadeur d'une organisation lui confère un certain statut, mais il n’est pas réellement reconnaissable. Si elle l’avait reconnu elle aurait probablement utilisé son nom, à vrai dire. “Des tas de problèmes, crois-le. La plèbe n’est pas seule à souffrir, en ces temps difficiles.” Ironie. Qu’il utilise la plèbe comme qualifiant de moins fortunés, alors qu’il met un point d’honneur à ne pas les traiter comme moindres.

Elle reste là, à discuter, le couteau dans la main, à toujours vouloir piailler comme un oiseau de mauvais augure. Et il finit par être agacé. Agacé de cette conversation, de cette idée tournée plus que mal, de toute cette scène ridicule. Des rouquines capables de l’aider. Et puis quoi encore? Il y réfléchit quelques secondes, sans trop regarder ailleurs que le visage de son ancienne proie. Il est bloqué, de toute manière. Une distraction. Il a bien besoin de cela. Il acquiesce. “Donnes-moi tes prix, j’y réfléchirai.” Puis elle fait des pas, regardant au loin, histoire de se défausser de sa victime. Elle s’en va. Et il la laisse partir, pendant quelques secondes. Puis il réfléchit. Elle semble être intelligente, plutôt forte, et tenace. Ce pourrait être une bonne idée. Mais il doit s’assurer de sa bonne foie, de son efficacité, et de sa discrétion. “ATTENDS.”, dit-il, à contre-coeur. Il sait pertinemment que c’est absolument ce qu’elle cherchait. Il la rattrape, lui agrippant le bras. Puis, il se place devant elle, rapidement. “De toute évidence, tu n’as aucune idée de qui je suis, sinon tu aurais probablement fermé ton clapet dès mon arrivée.” A y réfléchir, elle pourrait le connaître, et n’en avoir rien à faire. Son nom n’est pas si reconnu que ce ici, et même à Soilse, ce nom n’est qu’ombre d’une gloire passée, d’une fermeté politique. Désormais ils ne sont plus que les éditeurs, les journalistes, ceux qui possèdent des journaux. Pas une puissance politique, pas des meurtriers. Pas de tout ça dans la famille. Ils sont seulement des déchus, des repris de justice, proches du roi sans véritablement l’être. “Si tu acceptes de m’aider, j’ai besoin de conditions. Des conditions formelles, qui ne pourront être changées. J’ai besoin d’une certaine assurance.” Peut-être bien allait-il conclure un marché avec cette jeune femme. Mais il avait besoin de toute l’assurance qu’il pouvait avoir. Il avait besoin qu’elle lui confirme clairement qu’elle n’allait pas le trahir. Il avait également besoin d’une assurance juridiquement valable qu’il ne finirait pas par mettre sa vie et celle de sa famille en danger. “Ma première condition sera la restitution de mon poignard. Je promets de ne pas l’utiliser sur toi.” Et il ne ment pas, pour une fois. Il n’a plus aucune intention de la tuer. Il ne la connait même pas.



he was king of mourning.
in its depths he would never drown.

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MessageSujet: Re: la traque ◈ (kiros)   Jeu 2 Aoû - 3:25



la traque.
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La plèbe. Il a vraiment utilisé ce terme ? T’hausses même pas un sourcil, mais tu peux pas t’empêcher d’avoir cet éclat de déception mêlé à l’agacement dans ton regard. Qu’est-ce qu’ils t’horripilent, ces riches. Ces nobles qui se croient au-dessus de tout et de tous. Qui pètent plus haut que leur cul alors qu’au final qu’est-ce qu’ils ont de plus que les autres si ce n’est un compte en banque un peu plus fourni ? Quand le système éclatera, quand y’aura plus d’argent, ils auront plus rien, les nobles. Et ils pleureront, comme les autres. Même peut-être plus, d’ailleurs. Tss. Ils te dégoûtent tellement. Et dire qu’avant t’étais comme ça. Que t’as été éduquée pour être comme ça. À regarder la plèbe de haut et à lui rire au nez en affichant ta richesse et ton pouvoir à qui veut bien le voir. Tu pousses un discret soupire à cette pensée et à ces souvenirs. C’est de l’histoire ancienne, tout ça. Et ça appartient au passé. T’es plus comme ça, et tu le seras plus jamais. C’est fini. Brûlée.

Tu te demandes, pendant un fugace instant, ce qu’il entend par temps difficiles. Alors les nobles aussi, ils ont droit à ça ? T’aimerais bien lui demander de rentrer plus dans les détails afin qu’il t’exprime le fond de sa pensée. Mais c’est ni le lieu, ni le moment. Alors tu préfères tourner la langue dans ta bouche en restant avec ta question sans réponse. Seelie, Unseelie, difficile à dire à n’en juger que par son apparence. Mais bon, au final, c’est un peu du pareil au même. Deux cours qui s’affrontent mais qui ont plus ou moins les mêmes problèmes. Les mêmes rivalités et les mêmes luttes de pouvoir. Alors ouais, t’es curieuse de savoir ce qu’il entend par des temps difficiles. Mais visiblement t’auras jamais la réponse à cette question. Ou pas cette fois, en tout cas. « Incroyable. que tu souffles dans un murmure avec un ton sarcastique. »

La conversation s’égraine, s’éternise et s’enlise. Jusqu’à ce que tu décides d’y mettre un terme. Ou du moins de faire accélérer les choses. Tu fais mine de partir. De laisser tomber ce petit jeu qui s’est installé progressivement entre vous. Et ça marche. Tu bronches pas, quand il te demande ton prix. Tu continues à tracer ta route, sans te retourner. Il va craquer, tu le sens. Et c’est ce qu’il finit par faire. Tu sens qu’il te retient par le bras. Qu’il te demande d’attendre. Victoire. Tu laisses transparaître un sourire teinté de triomphe qui irradie contre tes fossettes. T’en étais sûre, qu’il allait céder. Il peut pas se passer de toi. Plus maintenant. Il est aux aboies, ça tu l’as très vite flairé. Et il peut pas refuser la main que tu lui tends. Cette rousse, elle l’obsède. Et ça va lui coûter cher. Combien, t’en sais encore rien, mais tu vas trouver. Quitte à faire preuve d’un peu d’originalité. C’est pas tous les jours que tu fais affaire avec un noble.

Il a raison, quand il te dit que t’as visiblement aucune idée de qui il est. Tu l’observes, pendant un bref instant, un peu plus méticuleusement. Cherchant un détail qui pourrait trahir son identité. Un membre de la famille royale peut-être ? Ou peut-être pas. Y’a rien qui t’aiguille, et puis au final c’est pas très important. C’est un noble. Un client potentiel. Y’a rien d’autre à savoir. Et ça t’aurais pas empêché de l’ouvrir, ton clapet. Parce qu’ici, dans la rue de la Cité du Milieu et hors de leur château doré, les nobles, ils ne sont rien. Alors qu’il tente quelque chose, le riche, on verra bien qui aura l’avantage. Ici c’est chez elle, et visiblement il tend un peu à l'oublier. « Ou alors je sais précisément qui tu es et je m’en fiche complètement. que tu te permets quand même de commenter, provocante. » Non mais pour qui ils se prennent les nobles... Ils ne cesseront donc jamais de te consterner ?

Bref. Passons aux choses sérieuses. Le business. « Je t’écoute. » Qu’il te parle de ses conditions. C’est tout à fait légitime de sa part et tu n’attends que ça. Qu’on voit un peu à qui tu as affaire et s’il est doué dans les négociations, ou pas. Sa première condition est la restitution du poignard de son père. Dommage. Tu fixes un instant la lame, puis le bonhomme. T’hésites pas vraiment, en fait, et c’est assez rapidement tu lui tends. Avec nonchalance et désinvolture. Comme si t’en avais rien à faire. En vrai, tu restes quand même sur tes gardes, parce que tu ne lui fais clairement pas confiance et qu’il vaut mieux se préparer à tout. C’est comme ça qu’on reste en vie. Cette lame, elle était dangereuse. S’il est si puissant qu’il le prétend, et son père si chérissant de ce poignard, y’a fort à craindre que cette histoire se retourne contre toi à un moment ou à un autre si le patriarche décide de partir à sa recherche. Donc mieux vaut, au final, t’en dessaisir. C'est plus prudent. Même si c'est dommage parce qu'il devait surement avoir une certaine valeur. Tant pis, tes honoraires n'en seront que plus élevés. « Et ensuite ? » Parce que c’est surement pas la seule condition. Sinon ça serait trop simple, et avec les nobles, faut pas s’attendre à ce que ça le soit. Surtout avec cette histoire qui semble assez compliqué. « Va falloir que tu me racontes tout. que tu te permets de préciser. C’est ta condition à toi. Parce que sans ces informations, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Et ne lésine pas sur les détails. » Surtout s’ils sont croustillants à souhait.


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la traque ◈ (kiros)
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